DIDIER BARBELIVIEN

CRÉATEUR DE CHANSONS

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“Créateur de Chansons” est le titre du nouvel album de Didier Barbelivien. Ce disque sans entrave qui lui ressemble parle du temps, des grandes et des petites aiguilles, de l’avant, de maintenant et de demain, des petites choses et des Hommes qui dessinent l’avenir du monde, des pétales et des guitares.

Barbelivien écrit souvent en réaction. Un mot, une situation, un moment. Il est devant sa télé, sur un banc du parc Monceau, dans sa tête et ça lui vient. Ses Muses sont comme ça. Quand il en a suffisamment pour faire un disque, il sort un disque. Voilà. Les choses ne devraient-elles pas être toujours ainsi?

Cette fois-ci, pas d’invités, pas de duos, pas besoin, pas envie, pas d’occasion. Pas grave. Avec Tony Meggiorin comme producteur, arrangeur et aussi compositeur sur certains titres (Didier Barbelivien s’est chargé de tous les textes et des autres musiques), il a enregistré cet album entre avril et septembre 2017, à Paris, il a travaillé, chaque jour, sans temps mort ou presque: “J’avais envie d’être interprète là… On a tout enregistré en prise direct, en une seule fois. C’est Tony qui décidait quand la prise était bonne ou pas…” Et voilà donc “Créateur de Chansons” le bien nommé.

Et avec le Temps comme colonne vertébrale: “Je me suis donc rendu compte que tout mon disque tournait autour du temps, après coup… Le temps est un matériel formidable pour les chansons. Le “Avec le Temps” de Ferré, c’est à tomber, c’est un blues absolu, un chef d’oeuvre! Ou “Hier Encore” d’Aznavour. Je la chante parfois sur scène et je dis aux gens: “Hier, cette chanson, c’était de la fiction pour moi et aujourd’hui, c’est mon quotidien (rires)”. Ronsard, Corneille, tous ont écrit sur le temps. Tous! Pourquoi pas moi, hein? (rires).” Dont acte. Barbelivien écrit là où d’autres prendraient leurs jambes à leur cou. Il n’a peur de rien, il s’en moque, il sait que les chansons résistent à tout.

LES BOUQUETS DE FLEURS

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Les bouquets de fleurs

Nice promenade des anglais Mimosa et bleuets Anémones, chrysanthème, muguet pour dire je t’aime Nice des murs de marguerites et quelques phrases écrites Au milieu des tulipes adieu à Jean Philippe Paris, place de la République aucune n’est en plastique Ni les bougainvilliers, ni les branches d’orchidées Paris, des gens ont déposé edelweiss et pensées Coquelicots de service, dahlias et myosotis Ils ont les actes d’horreur et nous et nous Les bouquets de fleurs x4 Rouen, Saint Etienne du Rouvray, bien sur ce sont des vraies Ces roses rouges et blanches en habit du dimanche Rouen au cœur de cette église, les pivoines rivalisent Entre les lilas blancs, les hortensias géants Ils ont les actes d’horreur et nous et nous Les bouquets de fleurs x4 Ils ont les actes d’horreur et nous et nous Les bouquets de fleurs x4

Le maître des horloges

A quoi il pense en cet instant, L’adolescence d’il y a longtemps Le temps de dire ma vie s’avance Et l’avenir est sans prudence Passe les heures et les semaines Les jours s’en vont, les jours s’en viennent Toutes ces années dans un miroir Un sablier dans sa mémoire Bien sûr qu’il s’interroge Le maitre des horloges Il sait comment se forgent Il sait comment se forgent Les aiguilles des horloges A quoi il pense en cet instant Drapeau de France dans le ciel blanc Des militaires autour de lui Travail, honneur, famille patrie Le temps va vite comme le temps court Hier en marche, demain la cour En trois minutes, quelques secondes Juste se dire où va le monde Bien sûr qu’il s’interroge Le maitre des horloges Il sait comment se forgent Il sait comment se forgent Les aiguilles des horloges Bien sûr qu’il s’interroge C’est sa vie qu’on égorge C’est sa vie qu’on égorge Le maître des horloges

Sauvez les guitares

Toi qui a rayé blonde on blonde tellement tu l’as écouté Qui rêvait de courir le monde sac à dos et jeans délavé A cause blowin in the wind, de Mister Tambourine Man D’une Gibson en vitrine, d’une vieille photo d’Eddy Cochran Rends hommage à Bruce Springsteen d’avoir relevé l’étendard A Clapton sur sa martin d’avoir gardé en mémoire, Les solos de Chuck Berry, les accords de Keith Richards, La rock attitude de Johnny au plus fort de la bagarre Refrain Sauvez les guitares x3 Oh oui Sauvez les guitares Toi qui as vu Jimmy Hendrix manger ses cordes de fureur Les sirènes de la police couvrir la voix des rockeurs Toi qui as connu l’ile de wight Toi qui as trainé dans Woodstock Ta Fender de 64 sonne la fin d’une époque Refrain Sauvez les guitares x3 Oh oui Sauvez les guitares Souviens-toi de Bruce Springsteen Sauvez les guitares De Clapton sur sa martin Sauvez les guitares Des solos de Chuck Berry Sauvez les guitares Toi qui as vu Jimmy Hendrix Sauvez les guitares Les accords de Keith Richards Sauvez les guitares La rock attitude de Johnny Sauvez les guitares x3

New York me manque

Je me souviens d’elle comme une chanson Juste à la fin d’une émission de Jimmy Fallon sur Hudson Alors j’ai monté le son, leçon de guitare de feeling Sous ses boucles noires j’imagine Qu’elle chantait pour une fille, darling Une histoire à sa façon Elle m’a rappelé un amour Qui m’a laissé le cœur lourd Quand je parle d’elle je dis New York me manque Je suis dans la peau d’un bandit qui guette une banque Quand je parle d’elle je dis je suis en manque Je suis dans la peau d’un bandit qui cherche une planque Je me souviens de l’avoir connue troisième block, la 25eme avenue Elle trainait toute seule dans la rue Avant de l’avoir perdue Au pays des taxis drivers Au milieu des nouveaux dealers Au royaume des derniers rockeurs Son souvenir me tue Elle ressemble à cet amour Qui m’a laissé le cœur lourd Quand je parle d’elle je dis New York me manque Je suis dans la peau d’un bandit qui guette une banque Quand je parle d’elle je dis je suis en manque Je suis dans la peau d’un bandit qui cherche une planque Quand je parle d’elle je dis New York me manque Je suis dans la peau d’un bandit qui guette une banque Quand je parle d’elle je dis je suis en manque Je suis dans la peau d’un bandit qui cherche une planque

Tourne, tourne le temps (hommage à Claude Lelouch)

Des lumières de Deauville aux faubourgs de Montmartre Des années difficiles à la gloire qui éclate Un scénario des rôles qu’on écrit dans sa tête Caméra sur l’épaule Paris est une fête Tourne, tourne, tourne le temps En couleurs ou en noir et blanc Toute une vie passée en filmant l’ombre et la lumière Tourne, tourne, tourne le temps De la pellicule à l’écran Garde toujours tes yeux d’enfant devant ce mystère Des jours des nuits des lunes jusqu’au bout d’un montage Pour nous dire qu’un plus une, c’est l’amour en partage Des comédies, des drames, des silences, des répliques Pour qu’un homme et une femme se rejoignent en musique Tourne, tourne, tourne le temps De Belmondo à Trintignant Toute une vie passée en filmant l’ombre et la lumière Tourne, tourne, tourne le temps Devant les bons et les méchants, il ne reste que les sentiments jamais la colère Tourne, tourne, tourne le temps Le cirque est passé doucement et dans ta mémoire tu entends la voix de ton père Tourne, tourne, tourne le temps Devant tes quatre fois vingt ans On te dit tout haut en chantant quel itinéraire Quel itinéraire

Le tailleur rose de Jackie Kennedy

Ce matin-là Joe DiMaggio déposait un bouquet de fleurs Sur la tombe de Marilyn Monroe La star qui lui a brisé le cœur On raconte que Bob Zimmerman buvait un café dans Brooklyn Les yeux tournés vers Manhattan Quelqu’un prêtant que c’était du gin Enfin peu importe l’endroit, où on était à cette heure là Le truc important dans l’histoire c’est quand ça sort plus de nos mémoires C’est arrivé on sait tout ça, on l’a tellement dit et redit 22 novembre 63, aux environs de midi et demi à Dallas Texas Amérique On a regardé coulait le sang, le sang de la démocratie Sur le tailleur magnifique de Madame Jackie Kennedy Où était Martin Luther King Dans quelle église dans quelle paroisse Comme pour la mort de Jimmy Dean le speaker a dit « quelle angoisse » Franck Sinatra dormait encore dans un hôtel des Bahamas Quand est rentré son garde du corps « Franck tu devineras jamais ce qui se passe » On a tiré sur le président, le monde s’est arrêté de tourner Ça n’a duré qu’un court instant, bang bang sur la bannière étoilée C’est arrivé on sait tout ça, on l’a tellement dit et redit 22 novembre 63, aux environs de midi et demi à Dallas Texas Amérique On a regardé coulait le sang, le sang de la démocratie Sur le tailleur magnifique de Madame Jackie Kennedy C’est arrivé on sait tout ça, on l’a tellement dit et redit 22 novembre 63, aux environs de midi et demi à Dallas Texas Amérique On a regardé coulait le sang, le sang de la démocratie Sur le tailleur magnifique de Madame Jackie Kennedy

Romantique Russie

Romantique Russie, les cargos se lèvent Dans le port d’Odessa et les poussières du temps Romantique Russie, collée sur mes lèvres Comme une fleur de vodka qui m’a glacé le sang Romantique Russie, les discours s’achèvent Sur une symphonie battue par les vents Et il neige, et il neige sur Maria Ivanovna au printemps Et il neige, et il neige sur des drapeaux rouges maculés de blanc Et il neige, et il neige sur les avions de combat survivants Et il neige, et il neige sur la chapka d’un Vladimir souriant Romantique Russie, perdue dans mes rêves D’un docteur Jivago étudiant dissident Romantique Russie, des usines en grève Des travailleurs déçus sous l’acier ruisselant Romantique Russie, les yeux plein de fièvre Limonov écrit son dernier roman Et il neige, et il neige sur Maria Ivanovna au printemps Et il neige, et il neige sur des drapeaux rouges maculés de blanc Et il neige, et il neige sur les avions de combat survivants Et il neige, et il neige sur la chapka d’un Vladimir souriant Romantique Russie, romantique Russie Et il neige, et il neige sur Maria Ivanovna au printemps Et il neige, et il neige sur des drapeaux rouges maculés de blanc Et il neige, et il neige sur les avions de combat survivants Et il neige, et il neige sur la chapka d’un Vladimir souriant

C’est un Monde

C’est un monde intéressant à plus d’un titre comme le disent les journaux du soir Avec des abeilles sur la vitre et des mendiants sur les trottoirs C’est un monde à 7 milliards de différences et quelques fous pour croire encore Que la raison quoi qu’on en pense reste la raison du plus fort C’est un monde où les femmes se penchent aux fenêtres avec des sourires de toujours Où les musiciens, les poètes ont fini par quitter la cour A l’agonie d’intelligence où les révolutions s’enchainent Et plus on s’amuse, plus on danse moins on entend le bruit des chaines C’est un monde où il suffit souvent d’un arbre pour faire un million d’allumettes Un monde où il ne faut qu’une allumette pour faire bruler un million d’arbres C’est un monde où les enfants se téléphonent les images de leur solitude Quand les feuilles rouillées de l’automne leur donnent envie de vent du sud C’est un monde où les chiens aboient leur détresse dans leurs yeux d’amour infini Comme ils promènent au bout d’une laisse leur maître qu’ils se sont choisis C’est un monde où des milliardaires en guenille arrivés au port de l’angoisse Disent à des rois de pacotilles monsieur, je crois que les boules passent Artificielles et millénaires avec des frontières d’océans Et tout là-haut un notre père qui ne dit rien et nous attend C’est un monde où il suffit souvent d’un arbre pour faire un million d’allumettes Un monde où il ne faut qu’une allumette pour faire bruler un million d’arbres C’est un monde où il suffit souvent d’un arbre pour faire un million d’allumettes Un monde où il ne faut qu’une allumette pour faire bruler un million d’arbres C’est un monde

La moitié de moi

Toi que j’appelle la moitié de moi Comme si ça ne suffisait pas d’être dans mon cœur qui bat D’être là où tu voudras Toi que j’appelle la moitié de moi Comme si ça ne suffisait pas d’être ma femme et ma foi, D’être un peu tout à la fois Est-ce que ça parait débile de dire encore je t’aime Sous des nuages immobiles assis sur la nacelle D’une montgolfière fragile qui monte vers le ciel Les mots s’envolent inutile mais l’intention est belle Toi que j’appelle la moitié de moi comme si ça ne suffisait pas d’être dans mon cœur qui bat d’être là où tu voudras Toi que j’appelle la moitié de moi comme si ça ne suffisait pas d’être ma femme et ma foi, d’être partout à la fois Est-ce que ça parait sérieux de dire encore je t’aime En s’approchant des cieux si loin de la terre ferme En te suivant des yeux me dire que ce qu’elle est belle Les mots sont prétentieux mais la flemme éternelle Toi que j’appelle la moitié de moi comme si ça ne suffisait pas d’être dans mon cœur qui bat d’être là où tu voudras Toi que j’appelle la moitié de moi comme si ça ne suffisait pas d’être ma femme et ma foi, d’être un peu tout à la fois Toi que j’appelle la moitié de moi comme

Le temps est passé comme il peut (à Gonzague Saint-Bris A notre jeunesse envolée)

L’automne sur le parc Monceau Les fleurs avec les oiseaux, les gens et les manèges d’hier Polnareff et son piano, les chansons de Julien Clerc J’espère qu’elles savent encore te plairent Le temps est passé comme il peut Mis de la neige dans mes cheveux I don’t care Un garçon prend des photos d’une jeune fille en vélo C’est toi des années en arrière Elles sont loin les menthes à l’eau Comme les pigeons de Doisneau J’ai froid dans mon vieux pullover Le temps est passé comme il pleut, demain je serai bientôt vieux I don’t care Le vent sur le parc Monceau Plus de fleurs et plus d’oiseaux, tu vois ça sent déjà l’hiver Referme les grilles en partant Moi j’attendrai le printemps assis sur ce banc de bois vert Le temps est passé sur nous deux, mis de la tristesse dans mes yeux I don’t care
Présentation de l'album Les Paroles